En vol

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samedi 18 novembre 2017

DÉMAQUILLONS-NOUS !




Voilà une injonction qui fait suite à la vague de protestations contre le harcèlement. 

Il était bien temps que toutes et tous (car ce dernier ne blesse pas que des femmes) se révoltent contre une plaie semblable à celle que subissent certains enfants et adolescents en milieu scolaire, sans jamais oser en parler. Les raisons sont les mêmes : la loi du plus fort est toujours la meilleure ; la parole du faible se retournera contre lui. Et contre elle. Ceci est intolérable.

mercredi 8 novembre 2017

À PROPOS DE LA "FÉMINISATION" DE LA LANGUE

Dans ce pays, nous adorons la polémique, c'est bien connu. La dernière en date concerne la féminisation de la langue, qui est accusée de favoriser les hommes, en raison de son accord systématique avec le  genre* masculin. 
Outre celle concernant l'écriture inclusive, diverses modifications sont proposées, comme "la règle de la proximité" ou "du plus grand nombre". Vous en lirez les détails partout sur le net. 


Il se trouve que, grâce à l'auteur Laurence Dionigi,  j'ai été sollicitée par Nice-Matin pour donner mon avis à ce sujet. J'ai tenté de le formuler clairement. Il a été restitué avec honnêteté, mais de manière très concise. Je ne fais pas le poids face au reste de l'article ci-dessous, et aux arguments avancés par des femmes engagées avec sincérité dans ce débat. 





J'y apporte donc quelques nuances :

Ma position y est donnée, en raccourci, forcément. Quelques précisions ici, pour ne pas être amenée à me fâcher avec les défenseurs (seuses ?) des droits des femmes, dont je fais partie :

J'ai conçu une conférence intitulée "La littérature de langue anglaise au féminin" pour montrer la place méconnue des grands auteurs femmes et leur  contribution essentielle à l'évolution de leur société. J'ai traduit (voir sur ce même blog, The Story of an Hour - Le temps d'une heure) une nouvelle de Kate Chopin qui résume merveilleusement l'aspiration des femmes à leur indépendance. J'ai enseigné pendant des années le respect des filles et lutté pour leur alphabétisation dans les pays où elles n'ont pas le droit d'étudier. En parallèle, j'ai délibérément traduit le roman d'un auteur (John Boyne) qui milite clairement pour le droit des homosexuels.   

Tout cela pour dire que je n’ai pas l’intention de me laisser emprisonner dans une case réac, ou pire, anti-féministe ! Les langues évoluent, ni en bien, ni en mal. Certaines aberrations dues au politiquement correct se sont ridiculisées d'elles-mêmes et ont été abandonnées. D'autres ont perduré. L'orthographe est un art difficile. Le maîtriser est un défi. Le bousculer peut être source de confusions encore plus gênantes que ce qui lui est reproché. 

Je pense que la réflexion menée par une institution vivante qui est garante de la beauté de la langue, telle que l'Académie française, sera peut-être suivie d'effets qui iront dans le sens de ce qui est à présent réclamé par voie de pétition. 

En ce qui me concerne, et en attendant, je continue à respecter ses choix, ainsi que le Robert, le Larousse etc. et même le Grevisse ! Oups, désolée, ce sont tous des masculins !!! On fait quoi ? 

* Ne pas confondre genre et sexe. 

lundi 6 novembre 2017

LES HISTOIRES DE FRANZ, UNE HISTOIRE D’IMPATIENCE.


 

Précédemment, j'ai dit, ici même, que j'attendrais la parution de ce titre de Martin Winckler en édition poche avant de me le procurer, et d’en rendre compte.

Il semble que l’impatience d’en savoir plus sur les héros d’Abraham et fils ait prévalu, permettant la lecture de ce qui va suivre.

Impatience est en effet le terme approprié pour résumer le sentiment qui saisit le lecteur* au fil de ce récit très original.

vendredi 20 octobre 2017

FACILE, SIMPLE, DIFFICILE, OU COMPLIQUÉ ?


Vous qui êtes adroits, vous n'avez sûrement pas les mêmes problèmes que moi avec la manipulation de certains emballages, qui affichent cependant un message très encourageant : "Ouverture facile".

lundi 2 octobre 2017

FESTIVAL DU LIVRE DE MOUANS-SARTOUX ET AUTRES ÉVÉNEMENTS...

Deux dates sont à cocher sur mon agenda d'octobre – et j'espère sur le vôtre : 


1) Vous pourrez me retrouver à nouveau au Festival du Livre de Mouans-Sartoux, le dimanche 8 octobre, sur le stand B089 de L'ESPACE BEAUX LIVRES - ce qui est logique pour présenter EUGÈNE FIDLER - TERRES MÊLÉES. 

Tous les détails de ce festival sont sur son site : ICI.

Vous trouverez la liste des auteurs présents, les événements annoncés, le plan des lieux, les spectacles, les animations etc.



(Attention, je n'y serai pas le samedi, contrairement à ce qui y est annoncé, mais uniquement le dimanche.)

~ ~ ~ ~ ~ ~ 

2) Le lundi 16 octobre, je serai au Cros de Cagnes,  invitée par l'association RENCONTRE DES ARTS








Le vernissage commencera à 18:00, et mon intervention débutera aux alentours de 19:00. Le lieu exact : dans la salle des mariages de la mairie annexe, à l'angle de la Promenade de la Mer et de l'avenue des Oliviers. 

Ce sera avec grand plaisir que je rencontrerai ici ou là mes lecteurs et lectrices (pas d'écriture inclusive ici !) ne serait-ce que pour bavarder un moment et prendre connaissance de leur dernier coup de cœur artistique ou littéraire. Les miens... vous les connaissez !

À bientôt ?




dimanche 24 septembre 2017

ABRAHAM ET FILS, de Martin Winckler : UN HYMNE À LA LECTURE.




Présentation de l'éditeur :
Un jour du printemps 1963, une Dauphine jaune se gare devant le monument aux morts, sur la grand-place de Tilliers, petite ville de la Beauce. Elle transporte Abraham Farkas, médecin rapatrié d'Algérie, proche de la cinquantaine, et son fils Franz, âgé de neuf ans et demi. Abraham n'a qu'une seule préoccupation : son fils. Franz, lui, en a deux : son père et la lecture. Leur vie a été brisée un an plus tôt par un "accident" qui a laissé Franz amnésique et dont Abraham ne lui parle jamais. Ils s'installent rue des Crocus, dans la grande maison où Abraham va se remettre à travailler. Ils vont devoir apprendre à vivre avec le reste du monde et à lui faire face, ensemble et séparément...

Bien sûr, les fidèles de Martin Winckler se seront précipités sur ce livre dès sa sortie, chez POL, en février 2016.  Les plus fauchés, et néanmoins fans, auront peut-être attendu qu’il paraisse en édition de poche pour le lire. Leur patience aura été récompensée : quelle merveille que cet « Abraham et fils » ! Les deux personnages auxquels le titre fait référence sont aussi attachants l’un que l’autre. Le père, Abraham Farkas, est médecin. Un de ces généralistes en voie de disparition dont on rêve qu’ils continuent de nous soigner. Le fils ? Eh bien, le petit Franz a neuf ans au moment où l’histoire commence, et il est amnésique depuis l’attentat auquel il a survécu, à Alger, et qui a coûté la vie à sa maman. Le père et le fils sauront-ils surmonter ce double traumatisme ?

lundi 18 septembre 2017

SAINT LÉGER, VILLAGE DE JUSTES


Je publie à nouveau cet article, publié initialement en 2011 dans les numéros 85 & 86 de la revue LOS MUESTROS, dirigée par le regretté Moïse Rahmani. 

Après les cérémonies qui ont eu lieu à Saint-Martin Vésubie il n'y a pas si longtemps, il me semble utile de rappeler que SAINT-LÉGER a été un véritable village de Justes pendant la guerre, puisque aucun des Juifs qui s'y étaient réfugié n'a été arrêté : les villageois y ont partagé leurs tickets d'alimentation, et tout courrier qui arrivait par hasard à Puget-Théniers pour un de ces réfugiés, repartait illico avec la mention "inconnu à cette adresse". Le réseau de soutien n'a connu aucun maillon faible. 
À présent, (re)découvrez l'article, et le témoignage rare qui le suit. 


UN SOUVENIR BIEN CACHÉ
SAINT-LÉGER, 1942-1944
En hommage à Yvonne Douhet, née Fournier
(1917-1993)
Récit confié par sa fille, ma collègue et amie, 
Marie-José Blondé
(22 janvier 1939 - 15 septembre 2017)
RIP