En vol

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mardi 8 août 2017

LA PERGOLA, RUE VERDI : UNE ÉTONNANTE MÉTAMORPHOSE

Nice révèle toujours des merveilles insoupçonnées...

Qui s'est promené dans le Quartier des Musiciens, et rue Verdi en particulier, n'a pas manqué de remarquer la magnifique fresque qui orne le fronton de l'entrée de l'immeuble du numéro 36, à l'angle de la rue Guiglia.  




Approchons-nous !

La façade de l'immeuble en lui-même n'avait rien de spécial, beigeasse, sale, elle n'attendait qu'un bon ravalement, heureusement entrepris en faisant appel aux spécialistes : l'entreprise AD AFFRESCO, qui avait déjà été mentionnée sur ce blog, pour son travail sur le Gloria Mansion, rue de France. (Petit rappel, .) 

Depuis quelques mois l'édifice se trouvait emballé, caché derrière des échafaudages...



...et voilà que, tel un papillon, il est enfin sorti de sa chrysalide – désolée du mauvais cliché, mais en voyant ses couleurs vous me le pardonnerez, j'en suis sûre : 



Certes, j'avais scruté l'avancement des travaux, et noté que quelque chose allait changer. Quel étonnement, tout de même, en voyant ces couleurs extraordinaires, ces dessins si originaux, ces formes et clins d'œil apparaître jour après jour. Pour ce résultat :







Les artisans eux-mêmes – elles-mêmes, devrais-je dire, car ce sont deux jeunes femmes qui s'y sont attachées – ont été étonnées de découvrir sous le crépi uniforme ces motifs et des restes de couleurs. 



Je crois savoir qu'il a été procédé à une analyse de ces dernières, afin de les reproduire à l'identique. Il a fallu également l'accord de la copropriété, et une aide municipale pour en arriver à cette magistrale rénovation, qui donne un cachet encore plus brillant à cette belle rue. Du reste, la nuit, les étoiles de la façade scintillent !



On notera le travail du soubassement, en béton lissé, incrusté de nacre, qui reprend la technique utilisée pour le Gloria Mansion.  





Il ne reste plus qu'à guetter le moment où la porte s'ouvrira, pour découvrir les secrets que cache (presque) cette belle grille.








Ces merveilles préservées sont un cadeau pour la ville et tous ceux qui s'y promènent. Si c'est votre cas, levez le nez, admirez, et remerciez in petto les petites mains magiques qui ont su nous le restituer. 


~…~…~…~…~…~… 


Lisez aussi ce commentaire pris sur le site Gloria Mansion. Vous y verrez d'autres images de la façade en cours de rénovation. 


"À Nice, un immeuble Art déco révèle une technique à mi-chemin entre la fresque et le scraffite.

Le dernier enduit achevé (l'intonaco) mais encore frais, un décor est gravé. 

Le fresquiste vient alors peindre sur le mortier frais et souligne les engravures par des tons foncés. Le décapage de l'immeuble la Pergola rue Verdi a permis de mettre à jour une composition qui couvre l'ensemble de la façade : pergola à teinte aubergine, fleurs jaunes cernées de noirs, grand feuillage vert, fond bleu rehaussé d'or sur un fond ocre jaune soutenu. Dans quelques mois, quand le chantier de la Pergola sera terminé, les passants découvrirons en plein quartier des musiciens de somptueuses couleurs, un jardin feint en plein cœur de ville."

Ici, également, un aperçu des autres beaux immeubles Art Déco de cette même rue Verdi. 

PS. Ajout de ce clin d'œil en forme de graffiti qui montre la fantaisie de celui qui acheva la façade il y a bien longtemps, et que les rénovatrices ont respectée. 




Photographies : ©Jacques Lefebvre-Linetzly & Cathie Fidler



mercredi 28 juin 2017

À SAINTE-MARIE-DE-RÉ : HOMMAGE POSTHUME

L'île de Ré est une merveille en soi. La découvrir est un de ces bonheurs que réserve l'amitié. Mais au-delà des évidences, et des cartes postales qui suivent, elle a réservé une grande émotion à celle qui se passionne pour la grande et la petite histoire de la Seconde Guerre mondiale. 



Les barrières de châtaignier qui retiennent 
les dunes et le sable s'appellent des ganivelles.




Quelques roses trémières 
dans toute leur gloire


...En visitant le cimetière de Sainte-Marie-de-Ré, je suis tombée en arrêt devant six tombes, celles de  sept "soldats" britanniques,* dont cinq sont morts le 17 juin 1940 et deux autres le 16 octobre 1942. 

lundi 12 juin 2017

VU PAS VU - RUE PAR RUE (suite et fin).

BALADE SUR L'AVENUE BIECKERT




Cette dernière promenade de la saison, accompagnée par l'historienne niçoise Véronique Thuin-Chaudron, a été l'apothéose de la série, dont les deux comptes rendus précédents figurent sur ce blog. 

Si, comme moi, vous ignoriez tout de celui qui a donné son nom à cette petite et néanmoins magnifique avenue, il est temps d'éclairer votre lanterne. Ce monsieur n'était pas niçois de naissance, on l'aura deviné à son nom. En effet, il était né (en 1837) en Alsace, à Barr très exactement, dans une famille assez modeste. Son père était brasseur, et Émile fera fortune dans la bière, en Argentine, avant de venir acheter un "territoire" en terre niçoise, au  flanc de la colline de Cimiez. 



lundi 5 juin 2017

MA MÈRE, CETTE INCONNUE





  
On savait Philippe Labro fou de l’Amérique, on le connaissait autobiographe sensible*, curieux de tout, homme de lettres, de paroles et d’actualité, on a aimé sa plume rigoureuse, fluide et percutante à la fois – tout cela et plus encore – jusqu’à ce que ce dernier récit intime nous rappelle qu’il est également fils de "Justes Parmi les Nations".

Cela, et son titre, pourrait suffire à notre bonheur : ce "livre de sa mère", pour en paraphraser un autre, ne peut que nous parler, bien sûr – d’autant que l’auteur de ce récit annonce d’emblée que les zones d’ombre qui le constituent sont matière à roman. De fait, c’est l’histoire simple des non-dits familiaux communs à tant d’entre nous dont il va être question.

samedi 27 mai 2017

... ILS SÈMENT À TOUT VENT

Ma passion pour les graminées a déjà été l'objet d'un billet sur ce blog. Et voilà qu'avec le mois de mai, elle se réveille sous l'effet d'un courant d'air, et de la rencontre avec ces pissenlits, dont l'image fugace a été volée tout près de chez moi. 



Il suffit d'un souffle pour les disperser, on le sait, et les moins jeunes se souviennent sûrement de la couverture du Nouveau Petit Larousse illustré qui annonçait : "Je sème à tout vent".  






Le contenu de ce volume impressionnant se devait en effet de semer des graines de connaissances qui, à terme, germeraient et produiraient des esprits savants, et qui sait ? cultivés. Joli défi pour un vulgaire pissenlit. Cette plante, dont la définition de mon édition (rare et très poussiéreuse  de 1947) est la suivante : "Genre de composées qui se mangent en salade ; la racine de pissenlit, torréfiée, fournit la fausse chicorée. Manger les pissenlits par la racine, être enterréSyn. de "DENT DE LION". 
(NB : d'où l'anglais, dandelion)

samedi 20 mai 2017

AURORE, AVEC AGNÈS JAOUI – EN AVANT LA MUSIQUE !



Les films arrivent à Nice plus lentement qu'à Cannes en mai, et souvent bien après leur sortie à Paris. Ceci explique que sur Gratitude on ait parfois un tram de retard pour parler d'un titre sur lequel tout le monde a déjà exprimé son sentiment. 

N'empêche. AURORE, réalisé par Blandine Lenoir, a atteint notre rive, et c'est avec grand plaisir que je vais partager celui que j'ai éprouvé en le regardant. 

dimanche 14 mai 2017

AVEC VU PAS VU : À LA DÉCOUVERTE DU BOULEVARD CARABACEL.




Une conférence illustrée prépare les participants 
à la visite pédestre qui la suivra. 

Il y a quelque temps, je vous ai raconté la promenade sur le boulevard Dubouchage que nous a offerte Véronique Thuin-Chaudron, avec le soutien de l'association VU PAS VU. 

Nous avons renouvelé l'expérience, en découvrant cette semaine le boulevard Carabacel avec des yeux nouveaux, toujours grâce aux récits passionnants de cette conférencière si érudite. 

Avec son aimable autorisation, je vais en rendre compte ici – ou plutôt mettre l'accent sur ce qui m'a paru être remarquable, et je ne doute pas qu'elle pardonnera mes digressions d'auteur à l'imagination peu bridée.