En deuil

En deuil

mercredi 28 septembre 2011

AU PAYS RÊVÉ…


… Oui, AU PAYS RÊVÉ, tout se passe bien, n’est-ce pas ? Il n’y a que de bons livres, rien que de la bonne musique, que de beaux tableaux, et de bons repas, entre bons amis.

Alors faisons ensemble un rêve, et un vœu, en ce début de nouvel an juif, pour que seul le miel poisse dans notre vie au cours des mois à venir. Paix, santé et sérénité, voilà ce que je souhaite à tous les fidèles de ce blog, et même à vous, visiteurs aléatoires ou accidentels !

Et, promis, on remettra ça le 1er janvier !


En ce qui me concerne, j’ai plusieurs bonnes nouvelles à annoncer cette semaine, et à graver dans cette tablette électronique. Ouvrez grand les mirettes et oyez, oyez :

- Tout d'abord, une chronique à suivre, pour tous les lecteurs curieux de suivre l'actualité littéraire vue par quelqu'un de jeune, d'enthousiaste, dont la plume est elle même prometteuse. Je vous la laisse découvrir, ici.

- Par ailleurs, je suis ravie d’annoncer la renaissance d’un de mes blogs favoris, revampé, relooké, mais toujours aussi branché, vivant, amusant et utile : JEWPOP, le seul, l'unique !!!!

… où vous retrouverez une chronique d’HISTOIRES FLOUES, dont je ne suis pas peu fière !

(Faites dérouler pour la trouver)

- Puis, notez la présence en librairie des ouvrages de tous les auteurs de la maison intitulée précisément AU PAYS RÊVÉ, qui a publié LA RETRICOTEUSE, et RECETTES À LA VIE, À L’AMOUR.

Vous en trouverez la liste ici, et ces photos attestent de leur visibilité dans l’une des plus belles vitrines de Nice.


- Ensuite, je rappelle ma présence au 24ème festival du livre de Mouans-Sartoux, le week-end prochain (à compter du vendredi 7 – après-midi), sur le stand de la librairie Jean Jaurès : A011. Si vous êtes dans le coin, ne manquez pas cet événement culturel majeur, où vous pourrez aussi faire la connaissance de certains autres auteurs du Pays Rêvé.

En voilà l’affiche et le lien, pour réponses à toutes vos questions d’ordre pratique :

Je parlais de musique. Petit rappel aussi concernant le concert du TrioXpresso, dont le chanteur / auteur / compositeur est Michel Borla, que j'ai déjà évoqué ici.


Pressez-vous de réserver avant qu’il n’y ait plus de place ! On y mange très bien, ce qui ne gâche pas la musique.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, mais le programme est chargé...

Merci et bonne semaine, et pas que dans mes rêves !

jeudi 22 septembre 2011

L’AMOUR, TOUJOURS !


Il y a des nuits qui commencent très mal. Celles qui précèdent une exécution capitale par exemple, dans un pays ami, pourtant, que l’on voudrait vraiment voir sortir tout entier de cette barbarie. J’en ai déjà parlé ici. On a beau savoir que l’homme est un loup pour l’homme, que rien ne lui est jamais acquis, qu’il n’y a pas d’amour heureux, ainsi que le disait Aragon avant que Brassens ne mît ses paroles en musique (ici) ; on a beau voir autour de soi se déchaîner la violence ordinaire, et la laisser glisser sur une carapace d’indifférence qui permet de survivre au quotidien ; on a beau se blinder, on a beau tout ça… quand on apprend que la grâce espérée a été rejetée, qu’un homme va mourir, et que sa mort va en réjouir certains, eh bien, ces nuits là, on dort soi-même moins bien. Il est de ces jours et de ces nuits où l’on doute de la générosité de l’être humain, où l’on se pose de vraies questions sur le bien et le mal. N’est-ce pas ?

Et un nouveau jour se lève, et on se remet à vivre sa petite vie de bien vivant.

Voilà. C’est le matin. Je vais attendre l’autobus le long de ma petite route bien tranquille. L’arrêt est marqué par un panneau, comme il se doit, mais, fréquemment, il est prudent de regarder où l’on met les pieds avant de s’approcher de la barrière le long de laquelle sont garées des voitures. Il n’y a pas de trottoir, et les chiens s’y comportent comme certains humains, de manière fort sale, et vous savez très bien quel peut en être le résultat !

Vous avez tout compris de l’humeur du matin, elle était de celles qui vous font anticiper le pire, comme si un drame majeur devait en entraîner un mineur.

Et puis, là, soudain, en traversant ma route pour attendre le petit bus, ce n’est pas de la crotte de chien qui me saute aux yeux (berk !) non, pas du tout. C’est un trait blanc de bonheur et d’amour, et je dois avouer que ce petit graffiti anonyme (peut-être né dans la nuit, la même nuit de tristesse et de honte que j’évoquais plus haut), m’est allé droit au cœur.






J’espère donc que personne n’aura l’idée de l’effacer et que pendant des mois, des années il restera là, témoin flagrant d’un bel amour adolescent. Pendant que son auteur le dessinait, il n’agressait personne, il ne se mobilisait pas pour demander la mort d’un condamné, il ne procédait pas à une injection létale, il se moquait du triple A, il ne faisait que graver dans le bitume sa déclaration muette et joyeuse, et elle a peint ma journée du blanc de l’espoir.


jeudi 15 septembre 2011

LE BOL DE JOS VAN DE VEN


Il y a bol et bol, c’est sûr.

Bol comme dans coupe - coupe au bol, naturellement.

Bol comme dans : « Pas de bol ».

Bol comme dans : « On va prendre un bol d’air »

Bol comme dans (mon préféré) : « Et quelle est cette délicieuse friandise autour du chile con carne ? » « Ça, ça s’appelle un bol en terre cuite, señor » (Citation approximative d’un dialogue entre Averell Dalton et un Mexicain peut-être basané – non-fans de Lucky Luke et de Marcel Amont : s’abstenir d’essayer de comprendre)

Et aussi :

Bol comme dans : « Il y en a ras-le-bol ! »

Mais surtout, bol comme dans : « Le bol de Jos Van de Ven ».

Un soir mon artiste favori est revenu à la maison avec un paquet sous le bras, bien enveloppé dans du papier kraft.

Avec beaucoup de soin, il en a extrait un objet rectangulaire, qui, une fois déshabillé de ses bulles protectrices s’avéra être un tableau. Une huile sur toile pour être précise.

Ladite huile avait été utilisée pour - soyons logiques - peindre sur une toile un bol, un bol blanc, tout ce qu’il y a de banal, un de ces bols que d’aucunes utilisent au petit déjeuner pour boire leur café au lait, y tremper leurs tartines. (Toutes choses qui me sont totalement étrangères, car le matin je ne bois que du thé, dans des « mugs », et je ne tremperais mes toasts beurrés dans aucun liquide, pas même sous la torture. Question de principe.)

Laissez moi vous le décrire.

Ce bol-là, il se tient tout seul, au milieu de rien, sur un fond d’ocres délicatement dégradées, il a l’air vide, et surtout, il a un gros défaut : il est ébréché. On voit très nettement cette coupure, comme une entaille en V dans le cercle de son bord, et, pire que tout, le petit morceau cassé est posé à côté, comme s’il venait de se détacher de l’objet.

J’avoue avoir été un brin sarcastique ce soir-là, au risque de gâcher le plaisir de celui qui venait d’acquérir ce tableau.

« Quoi ? Tu as acheté un bol, sans me le dire, et un bol cassé en plus ? Et tu trouves ça beau ? »

À vrai dire je jouais les béotiennes et j’en rajoutais avec délectation. Mais une fois passée la surprise, une fois le tableau installé chez nous comme chez lui, entré dans nos murs et même sur notre mur, je suis, moi, rentrée dedans un peu plus chaque jour, si tant est que l’on puisse entrer dans un bol une première fois.

C’est que le peintre en a saisi la cassure avec perfection - ou bien était-ce moi qui avais enfin perçu son sens caché, si évident, si dérangeant et rassurant à la fois ?

Parce que, quoi de plus banal qu’un bol, objet de notre quotidien, réceptacle de nos restes de nourriture, d’un fond de mayonnaise, d’une petite salade-repas, ou de quelques fruits rouges à picorer en passant ?

Si on l’ébrèche, on le jette. Il sera facile à remplacer, pour pas cher.

Le peintre a saisi le moment intermédiaire. Celui qui précède le passage à la poubelle, ou au recyclage. Celui pendant lequel on se demande ce qui a bien se produire pour en arriver à ce petit accident domestique, si on n’en est pas l’auteur.

Il a aussi cerné toute la fragilité de notre environnement quotidien. Une minute le bol est intact, la minute suivante, paf, il est ébréché, pas suffisamment cassé pour qu’on en ramasse les morceaux avec une pelle et une balayette, mais trop abimé pour que l’on prenne le risque d’y porter les lèvres.

L’artiste a immobilisé le temps. Figé notre pensée. Pointé du doigt, grâce à son pinceau, l’imperfection qui le rend unique, intéressant. Si ce bol était resté intact, le peindre n’aurait été qu’un exercice de style, un peu facile. On aurait dit avec un clin d’œil : « Oui, c’est un joli bol, ma grand-mère avait le même !»

Alors que là, on ne peut rien énoncer de semblable. Et ce tableau, dans la perfection de la représentation de son défaut, nous renvoie à notre propre imperfection, notre propre fêlure, et nous la fait accepter.

J’appelle ça du grand art, et je vous garantis que cela n’a rien d’un coup de bol.

Jugez-en vous-même en admirant plus avant le travail étonnant de Jos Van de Ven. Ici.




vendredi 9 septembre 2011

LE PERCE OREILLE, de Colette Guedj, ou les « coïncidences pétrifiantes »

Ayant appris mardi la tragédie qui a touché des amis proches en ôtant la vie prématurément à leur petit-fils, dans des circonstances effrayantes, je ne pensais pas rédiger de page pour ce blog cette semaine. Asséchée par cette nouvelle, il me paraissait indécent de manifester à la vie une quelconque gratitude, face à ce drame.

Mais il se trouve que je me suis engagée à participer à la présentation, la semaine prochaine, par l’écrivain Colette Guedj, de ses livres, sous l’intitulé : « La force de l’écriture face au tragique du monde ».

Dérisoire entreprise ? Sans doute, à première vue.

Toujours est-il que je me suis mise à la relecture de son dernier livre LE PERCE OREILLE, ce petit bijou de papier plié, cet origami littéraire, dont le thème s’enroule autour de la mort de son « petit frère », pour m’apercevoir à nouveau que, loin d’être déprimant, ce texte console.

Nul ne peut dire qu’il ou elle a l’apanage de la douleur du deuil. Colette Guedj a eu sa grande part de chagrin, je ne la mesurerai pas, à quelle aune le ferais-je ? Je renvoie simplement à son autre livre, LE BAISER PAPILLON, dans lequel elle relate avec délicatesse, pudeur et force tout à la fois, son accompagnement ultime de sa fille Muriel.

Mais si le PERCE OREILLE touche également à ce thème douloureux qu’est celui de la perte d’un proche, il a une vertu autre, celle de toucher à notre âme poétique, et de la bercer doucement de mots, de sons, d’images – jusqu’à ce que l’on oublie la brutalité de la perte, et l’image initiale qui reste collée à la rétine. Dans son cas, l’oreille de son frère mort.

Colette Guedj nous prévient d’emblée : « …ce livre (qui) tente de percer le secret des mots enroulés dans leur coquille », avant de suivre de petit chapitre en petit chapitre le dessin de l’oreille, ses circonvolutions, ses intérieurs, son aptitude à saisir les rumeurs du monde qui l’entoure. Son labyrinthe est le gardien d’un équilibre à retrouver, pour tenir debout face au tourment.

La question est posée sans détour :

« Comment s’accommoder du vide laissé par la disparition du petit frère ? »

La réponse suit le fil des mots. Colette Guedj nous entraîne dans la spirale du dédale de ses souvenirs, parfois poignants, parfois cocasses, toujours touchants, jamais lassants. À mesure qu’elle les égrène, on se prend à penser qu’elle parle de nous, de notre expérience personnelle, même si le lieu, les personnages qu’elle évoque sont totalement différents des nôtres. Une sorte de maxime vient le confirmer, sous la forme, à nouveau, d’un questionnement :

« D’où vient cette capacité à se croire à l’abri du moment que nous sommes (momentanément) vivants ? »

Ou alors, celui-ci, qui me touche profondément, et que j’ai tenté de traiter, à ma façon, dans La retricoteuse : « Quelle dette qui n’était pas la sienne a-t-il eu à régler par procuration ? Quel crime, quelle faute, dont il n’était pas responsable, a-t-il dû payer de sa vie ? Quel tribut à ses ancêtres ? Et qui déclarera : « Pour solde de tout compte ? »

Ou encore ceci, que je lui volerais volontiers, tant cette phrase me parle : « Être celle sur qui tout glisse sans rien laisser de trace, que rien ne plisse, dépourvu de relief, étale comme ces étangs de la Creuse, par temps plat, reliques d’anciens marécages, cela aura été un de mes rêves les plus prégnants. »

Ce petit livre magistral fait plus que nous affirmer (ce que je savais d’expérience) que la force de l’écriture aide à surmonter le tragique du monde – pour celui ou celle qui écrit. Il est flagrant à la lecture des livres de Colette Guedj que cela s’applique aussi à celui, ou à celle qui lit.

Le perce oreille, leseditionsovadia / ISBN 978-2-915741-73-5

– 14 € -

Illustration de couverture : Odile Maarek

vendredi 2 septembre 2011

COURGETTES OR ZUCCHINI? WHATEVER, THESE HERE ARE THE BEST IN THE WHOLE WORLD




 Of course, a lot of people will wonder which word to use to qualify the vegetables in the picture. From what I understand, you Brits will favour the word « courgettes », while my  US friends and relatives will favor the term « zucchini ». Whatever.
I bet the likes of those shown here do not cross the Channel, nor the Atlantic (and least of all reach down-under) that easily.  But I do wonder whether the following statements can be heard where you live:

« There’s no taste to them »
« Hardly good enough for a ratatouille »
« Best not to put them in a ratatouille »
Or, as my own kids would have put it: 
« What’s the use of eating them? »
(They would also say this when talking of lettuce or of any salad, which I insisted on serving at every meal)

Well, let me tell you, these remarks were probably made by some people who have no notion whatsoever of what this typical niçois flowery vegetable looks like or tastes like.
This is the reason why I am enclosing a photo, so you can understand that this beauty has nothing to do with the long, green stuff that one can find in most supermarkets here and there.
 These are incredibly soft, their skin being as smooth and tender as a baby’s; their shape is a delicate curve, their smell of freshly roasted nuts is quite irresistible, and their orange-hearted yellow flower casts a spell on you even before you have put on a chef’s apron to deal with them.
All summer long they will put on their show on the public markets of the region, sometimes surrounded by a swarm of greedy bees. They will invite you to consume them right away. Indeed they can be served raw, cut in thin slices, or steamed, with a few sprigs of mint, a dash of lemon juice and olive oil – nothing too fancy, for their subtle taste does not require much in the way of dressing. Should you feel like adding a bit of sophistication to the picture, you can swiftly bake them with a little parsley, some Parmiggiano cheese, breadcrumbs, pepper, and a bit of crushed garlic. Without forgetting the indispensable sprinkle of olive oil.

Its delicate flower’s texture and flavour will – and I sense your surprise there – be amazingly tasty fried in a light batter, or stuffed with cheese, onions, or whatever your fancy will lead you to put in it!

There are lots of recipes for them. But I am not sure if the best book I know has been translated into English, so I won’t try to test your French!

Be that as it may, the very best courgettes in the world are those I found on the other side of the Var River that separates Nice from the rest of France, namely abroad.
And if they are the best in the world, it is simply because they were planted, grown and taken care of, with much love and attention, by some friends of mine.

When some people reluctantly give you presents that they believe to be glorious, these true friends share, on the spur of the moment, and with great generosity the fruit of their crop, the produce of hours of hard labour in the garden, of years of experience. The result being that these very special courgettes (or zucchini?) turn out to be as special as my mum’s own tomatoes, or those grown by my friend Gabriel in the Auvergne region.
As a matter of fact, all these beauties are not just ordinary veggies, but the precious and valuable fruits that come from the heart of humanity. 

jeudi 1 septembre 2011

LES MEILLEURES COURGETTES DU MONDE



"Les courgettes, c’est fade".

"Les courgettes, c’est tout juste bon à mettre dans la ratatouille".

"Les courgettes, ce serait mieux de ne pas en mettre dans la ratatouille".

Ou, comme auraient dit mes enfants : "À quoi ça sert, les courgettes ? "

(Habituellement ils disaient cela de la salade, présente à tous les repas).

Eh bien, moi, je m’inscris en faux contre toutes ces affirmations, qui proviennent sans doute de personnes qui ne connaissent pas la courgette-fleur de Nice.

Pour preuve, je vous en montre la photo, afin que vous compreniez que ce légume n’a rien à voir avec les machins vert foncé qui se trouvent dans les hypermarchés de France et de Navarre.

Les nôtres, elles sont d’une douceur incomparable, leur peau est satinée comme celle d’un bébé, leur odeur de noisette chaude est irrésistible, et leur forme délicate, leur fleur d’un jaune subtil au pistil orangé vous envoûtent avant même que vous ne les ayez cuisinées.

Tout l’été, elles se répandent sur les étals des marchés, parfois enveloppées d’une nuée d’abeilles gourmandes. Elles vous invitent à les préparer crues en rondelles bien fines, ou cuites à la vapeur, avec quelques feuilles de menthe, un filet de jus de citron et d’huile d’olive – rien de bien compliqué, car leur goût fin se suffit à lui-même. Vous vous sentez l’âme plus sophistiquée ? Un petit gratin sera vite concocté, en les saupoudrant d’un peu de persil, de parmesan, de chapelure, et d’un rien d’ail pressé. Sans oublier le filet d’huile d’olive.

Sa fleur délicate et démesurée, quant à elle, révélera sa texture subtile en beignet, ou farcie selon votre fantaisie.

Les recettes ne manquent pas. J’en ai même reçu un jour de ma fifille tout un livre, intitulé COURGETTES, JE VOUS AIME… de 83 façons ! Cliquez sur le titre pour en savoir plus.

Mais les meilleures courgettes du monde, je les ai trouvées de l’autre côté du Pont du Var, à Roquefort-les-Pins, autant dire à l’étranger. Ce sont les meilleures, car cultivées avec amour, et données en cadeau par des miens amis. Là où certains vous offrent à reculons des présents qu’ils croient somptueux, ceux-ci partagent à l’improviste, et avec générosité le résultat tout frais cueilli de leur dur labeur au jardin, des heures de soin, des années d’expérience – qui font que ces courgettes, (tout comme les tomates exceptionnelles de ma maman, ou celles, auvergnates, de mon ami Gaby) ne sont pas juste des légumes ordinaires, mais les fruits précieux du cœur de l’humanité.