En vol

En vol

jeudi 29 mars 2012

GEORGE CLOONEY, GAY? AVANT TOUT "A MENSCH"




Cette manie qu’ont les media de relayer n’importe quelle rumeur, surtout quand une star est impliquée, me porte sur les nerfs, ou, comme le diraient souvent mes personnages méridionaux, « il me prend le coquin de sort » à les lire ou à les entendre.

La dernière en date étant celle - paraît-il initiée sous forme de boutade par son pote Brad Pitt, à mon avis en permanence vert d’envie face à ce rival tellement supérieur à lui - que George Clooney serait homosexuel.

Vous tapez George Clooney sur Google ces jours-ci, et, avant wikipedia, c’est le terme « gay » qui apparaît en premier ! Ce qui laisse croire que la question est fondamentale pour un certain nombre de gens, ses fans y compris.
Eh bien moi, je vais vous dire. Je suis, certes, une admiratrice de cet acteur depuis les premiers jours d’Urgences (si, si) ; je n’ai acheté une machine à café que pour le plaisir de voir sa photo m’accueillir dans son salon si glamour chaque fois que je suis en manque … de dosettes ; je l’ai adoré dans Ocean’s Eleven et O’Brother, mais je l’admire encore plus d’être passé derrière les caméras pour produire, ou nous donner des films aussi intelligents, aussi engagés que Good Night and Good Luck et Syriana. Et je me moque totalement de savoir qui il honore dans sa vie privée.
George Clooney prend des risques, comme celui de passer quelques heures en garde-à-vue (pas si anodin que cela, ni glamour, pas plus aux USA que dans un commissariat français), de se mettre à dos un paquet de monde, et même celui de perdre de l’argent, beaucoup d’argent. Et quand il en gagne, grâce aussi à ses phénoménales apparitions dans des campagnes publicitaires, il en reverse une grande partie à son association de défense du commerce équitable, entre autres. 
Il mouille sa chemise à tous les sens du terme, et de manière renouvelée.

Face à cette rumeur, jugée infamante par certains, il a adopté la position la plus digne qu’un homme (ou une femme) puisse avoir : le mépris. Un silence-radio toutefois accompagné de la remarque la plus évidente à mes yeux, à savoir qu’il n’a ni à infirmer, ni à démentir cette affirmation, puisque en aucun cas le fait d’être (ou pas) homosexuel n’a d’importance. Il a rajouté qu’il blesserait ses amis gays en « niant » quoi que ce soit. L’homosexualité relève de la vie privée, ce n’est ni un plus, ni un moins, c’est un fait, comme celui d’être blanc ou noir, niçois ou breton – inutile donc de l’étaler à longueur de colonnes.  Pour sa réaction, voir ici.

Cela va sans dire, mais parfois, il faut crier l’évidence sur les toits pour que tous la comprennent. George Clooney fait preuve de ce courage, de crier pour demander le silence, et, une fois de plus, de lutter pour les valeurs auxquelles il croit.

En américain il y a un terme, emprunté au yiddish, qui désigne un homme, c’est-à-dire un homme qui se comporte comme un bel être humain, mais dont on ne se demande jamais ce qu’il fait (ou pas) dans un lit. On dit de lui qu’il est « a mensch ». C’est, je crois, le plus beau compliment que l’on puisse faire à une personne, et il n’a aucun rapport non plus avec son aspect physique. C’est donc avec gratitude que je l’utilise aujourd’hui pour dire : Mr Clooney, you are a mensch.



(Ce qui n'empêche pas de l'illustrer un peu...)

5 commentaires:

  1. Est-ce que les gens ne seraient que des voyeurs en quête de "cheap thrills" et c'est pour cela que les journaux "people" et les ragots qu'ils colportent se vendent si bien, ou est-ce que le McCarthysme serait en train de revenir?
    S.

    RépondreSupprimer
  2. Entièrement d'accord avec toi.

    RépondreSupprimer
  3. Bonne question. L'un provoque sans doute l'autre, non ? La presse se jette sur les ragots pour éviter de poser les vraies questions ?

    RépondreSupprimer
  4. Dans ma campagne natale, on disait "bien faire et laisser braire.."

    RépondreSupprimer
  5. Franchement, sa part féminine qui n'est pas évidente, oh non, je ne la vois se réaliser qu'en relation avec son ancienne amie italienne, splendide au demeurant, Elisabetta Canalis. Transsexuelle ou pas ? Cela ne change rien à l'attirance qu'elle exerce sur moi.
    Honni soit qui mal y pense.
    Son ossature du visage, très belle, sans virilité portant atteinte à sa féminité, a des angles ambigus.
    http://gallery.socionix.com/Gamma/Te-ENTj/Canalis/
    Par conséquent, je lui donne l'absolution cardinale, à défaut du Pape. Que bella ragazza :)

    RépondreSupprimer