En vol

En vol

jeudi 27 février 2014

À L'ARRÊT DU BUS




Pétales d'ivoire
Sur fond d'espoir

Brindilles fragiles
Défiant le temps

Senteurs subtiles
Au gré du vent

Arbrisseau pas même feuillu
Sur son très vilain talus

Quelques images volées
À un février de peu

Le bus est arrivé
Chère poésie, adieu !

Vous avez eu peur, je parie, non ? Il y avait de quoi, en effet. 
Mais, promis, c'est la première et la dernière fois que je m'y essaye !

--Pourtant, celle-là aussi, elle pourrait en inspirer certains, non ? 



mercredi 19 février 2014

MAUVAIS GENRE ?






Le 8 mars prochain sera à nouveau le jour de la journée de la femme.

Voilà un bel exemple de juxtaposition des genres. Il fallait les deux termes pour expliciter ce que sera cette date. Essayez d’en enlever un, et vous verrez, ce sera bancal. Nous savons tous, et j’enfonce une porte ouverte, là, que c’est l’union qui fait la force, et que plus on est de fous plus on rit.

Trêve de balivernes, l’heure est grave. Depuis quelque temps, il est question de remettre en cause ce pour quoi nous avons passé, femmes et hommes ensemble, beaucoup d’années à nous battre. À savoir, qu’on nous fiche la paix, à nous autres, les femmes, et que l’État, qui avait pris le relais des institutions moralisatrices diverses, cesse de décider à notre place ce qui est bon pour nous.

Nous avons remporté quelques batailles, grâce à des personnes (aucun genre n’est nécessaire pour qualifier les grandes et honorables de cette espèce) comme Simone Veil.
Nous avons obtenu beaucoup dans le domaine de l’égalité des droits. Certes, tout n’est pas encore parfait, mais que de progrès depuis l’année (1965 !)  où nous avons pu ouvrir toutes seules un compte en banque !
Voir ici pour les dates clefs de cette longue histoire. 

lundi 10 février 2014

BLEU



Depuis quelques semaines (mois ?) les Niçois ont cessé d’échanger les meilleures adresses où manger des sushi, ou bien de discuter des différences entre Saleya et la Libé, ou même de râler après l’état des rues ou les problèmes de la nouvelle Promenade du Paillon, pourtant si belle !



Non, depuis quelques semaines (mois) à Nice, on ne parle plus que du temps. Du temps qu’il a fait hier, du temps qu’il fait ce matin, ce soir et du temps qu’il fera demain. C’est forcé, on nous a changé nos habitudes. Avant, on se levait, on jetait un coup d’œil par la fenêtre, et on n’y voyait que du bleu. C’en était presque lassant. Le soir, avec un peu de bol, et surtout l’hiver, ça virait au rouge. On se croyait presque à Atlanta au temps de Gone with the wind… Les jours de chance, on voyait passer quelques jolis nuages, en route vers l’est, ou l’ouest. Ils ne s’arrêtaient guère.


Mais, comme ils disent dans la pub « Ça, c’était avant. »