En deuil

En deuil

jeudi 30 mars 2017

LES MOTS ABSENTS DU DISCOURS

Dans la série "j'observe ma langue au quotidien", il y aurait de quoi écrire en ce qui concerne la négation, ou plutôt la négation de celle-ci, dans le discours des hommes (et femmes) politiques. 


On ne peut que s'étonner, en effet, de l'absence quasi-systématique de ce petit n, avec ou sans apostrophe. 

jeudi 16 mars 2017

FRUITS CONFITS & FRUITS SECS, LES DÉLICES DE SALEYA.



Si vous vous promenez à Nice sur le Cours Saleya, vous ne manquerez pas de remarquer le magnifique stand de fruits confits, et de fruits secs de M. Bergougnoux – qui se situe juste à côté de la sortie ouest du parking sous-terrain. 

Vous vous poserez sûrement la question de savoir si les gourmandises exposées sont vraies ou fausses, tant elles sont colorées et attrayantes !

Étant friande de ces produits, et cliente depuis longtemps, je me suis enfin armée de mon dictaphone afin de poser quelques questions pertinentes (bien sûr) à ce monsieur. Et puis, mon appareil ne m’a pas obéi, ou alors je n’ai pas su lui parler comme il faut, alors je vais broder ici à partir de ce qu’il m’a confié.

Cela fait 29 ans que cet Auvergnat (les fidèles de Gratitude comprendront que cette origine m’importe, et me touche) tient ce joli stand. Qu’il vente, qu’il neige – pas très souvent ici, tout de même –, les jours de marché, il est là, fidèle au poste. La météo importe, car ces douceurs sont sensibles à l’humidité ; s’il pleut, elles ont vite fait de ramollir : parfois certaines se retrouvent planquées sous la table, et il faut les lui réclamer ! La grosse chaleur, ce n’est pas idéal non plus. Mais enfin ici, le climat est plus tempéré que les tempéraments… si vous voyez ce que je veux dire.
Bref, une fois la cliente décidée, et ce n’est pas chose facile que de choisir parmi cet étal de rêve, M. Bergougnoux place les favoris dans de jolis sachets, et la voilà emballée à l’idée de les déguster bientôt. (Oui, tout ça au féminin, et pourquoi pas ?)

Il y en a pour tous les goûts. Du salé : noix et noisettes, amandes et légumes grillés… et du sucré – une multitude de fruits séchés, ou confits. Leur provenance, pour ces derniers : rien que du local, point de colorants artificiels, tout juste un peu de betterave pour les poires ou les cerises, et ce n’est pas une fan de borscht qui va s’en plaindre ! Ils sont fabriqués à Saint-Laurent du Var, ce qui équivaut à une garantie absolue de qualité, on est bien d’accord. Idem pour les fleurs cristallisées, qui rendront vos pâtisseries uniques, et belles à croquer. 






La clientèle fidèle est également locale, mais il va sans dire que les visiteurs du monde entier se pressent devant ce banc si joliment arrangé. Ils parlent toutes les langues de la Tour de Babel, mais ce n’est pas ce qui effraye notre Auvergnat-Niçois : il comprend chacun d’entre eux, s’en fait comprendre, manie les chiffres avec un polyglotisme (késako ?) impeccable et, imperturbable rend la monnaie en euros à tous les Japonais de passage sans jamais se tromper d’un demi-yen.



Je lui ai demandé quel côté du stand avait le plus de succès. Eh bien, m’a-t-il dit sans hésiter, les deux. Cela ne m’étonne pas : on commence par le côté nord, pour sa consommation personnelle de pruneaux, ou de bananes séchées, de dattes Medjoul ou de raisins blonds (ils font merveille dans le strudel), de noix diverses et de chips de légumes, pour l’apéritif, mais quand on découvre le côté sud, on rouvre son porte-monnaie pour rapporter un cadeau sucré à ses amis. Orangettes, et fruits confits, dont on raffole au moment de la brioche des Rois, sans oublier les ravissants sujets en massepain (pâte d'amande) qui font craquer tous les parents d'enfants gourmands !




Dattes Medjoul avant récolte
Image prise sur ce site


Conclusion : au lieu d’acheter un peu plus loin des babioles décorées de motifs niçois que vos amis revendront sur Le Bon Coin dès demain, offrez-leur donc un sac plein de ces gourmandises-là. Effet garanti. Et, tant que vous y êtes, exprimez toute votre gratitude, et la mienne, à quelqu’un qui fait son métier avec autant de goût et de sérieux.   












mardi 7 mars 2017

LE FRANÇAIS TEL QU'ON LE JARGONNE


 

Nous autres, Français, sommes très attachés à notre langue. Bien évidemment nous respectons et honorons notre Académie française, que le monde entier nous envie, et qui est la garante de ce qui est acceptable, ou pas, en matière linguistique.

Ce respect affirmé n’empêche pas nos concitoyens de s’asseoir allègrement sur ses recommandations, ainsi que l’on peut le noter quasi-quotidiennement en écoutant ceux qui parlent à la radio ou à la télévision. Pour rester dans l’air du temps, cela fait un peu penser aux politiciens qui réclament une justice expéditive pour les truands, mais s’offusquent de se la voir appliquer avec la même célérité. La presse, qui n’a cure des diktats, nous réjouit de ses trouvailles faussement anglo-saxonnes, mais assurément snobs. 
Cessons donc de tourner autour du (jack)pot, il est temps que je partage avec vous les perles récoltées récemment, avec l’aide de mon acolyte qui a de la feuille – j’ai nommé le musicien Michel Borla.

Les rubriques gagnantes sont les suivantes :